Salut les lecteurs,
Au programme aujourdâhui :
đ¶ Comment concrĂštement construire son portefeuille en 2026 ?
đșđž Trump veut-il vraiment supprimer la Fed ?
đ Point marchĂ©
đ¶ Comment concrĂštement construire son portefeuille en 2026 ?
Article en collaboration avec Ramify
La phrase la plus mainstream dans l'investissement que l'on entend est "ne pas mettre les oeufs dans le mĂȘme panier". On parle lĂ de diversification. Mais en pratique, empiler plusieurs lignes dans un PEA ou une assurance-vie ne suffit pas toujours. Deux piĂšges reviennent souvent :
Les doublons : deux fonds diffĂ©rents qui investissent en rĂ©alitĂ© dans les mĂȘmes actifs.
Les expositions cachĂ©es : certains investissements peuvent dĂ©pendre des mĂȘmes facteurs Ă©conomiques, ce qui revient Ă faire deux fois le mĂȘme pari.
La vraie diversification consiste à combiner des actifs dont les moteurs de performance sont différents (secteur, zone géographique, devise, type de risque) afin de réduire la volatilité du portefeuille sans sacrifier le rendement attendu.
C'est précisément ce que fait Ramify pour ses clients : avant de construire la moindre allocation, leur équipe analyse la structure patrimoniale globale pour identifier les vrais angles morts - et éviter les fausses diversifications.
On va voir aujourd'hui :
1. Les classes d'actifs et leurs rĂŽles,
2. Les angles tactiques concrets pour 2026
1. Les classes d'actifs et leurs rĂŽles
La classe d'actifs dĂ©finit le comportement de votre argent, câest pourquoi il est important de comprendre leurs moteurs.
Actions cotées - environ 8 % de rendement annualisé historiquement, au prix d'une volatilité élevée. Indispensables sur le long terme, à condition d'absorber les secousses.
Obligations - vous prĂȘtez de l'argent Ă un Ătat ou une grande entreprise, qui vous rembourse avec intĂ©rĂȘts. Quand les actions corrigent, les obligations dĂ©fensives tendent Ă tenir. Leur rĂŽle n'est pas de performer, c'est de vous Ă©viter de vendre au mauvais moment.
Private equity - vous investissez dans des entreprises non cotées en bourse, souvent en croissance. Les rendements sont historiquement supérieurs aux actions cotées, pour une volatilité apparente plus faible. Le prix à payer : vous ne pouvez pas récupérer votre argent quand vous voulez.
Dette privĂ©e - vous prĂȘtez directement Ă des PME non cotĂ©es, Ă taux variable, sans passer par une banque. Classe en plein essor en Europe, portĂ©e par le retrait progressif des banques du financement des PME.
SCPI - des sociétés qui achÚtent et gÚrent un parc immobilier à votre place : vous investissez une somme, et recevez une part des loyers chaque trimestre, sans les contraintes d'un achat en direct. Pertinent surtout si votre patrimoine est sous-exposé à l'immobilier.
Or - pas de rendement intrinsÚque, mais une valeur refuge quasi-universelle en période de crise. Les banques centrales émergentes en accumulent massivement pour réduire leur dépendance au dollar - un mouvement structurel qui soutient le métal indépendamment du sentiment de marché.
Exemple de portefeuilles Ramify
2. Les angles tactiques concrets pour 2026
On ne construit pas un portefeuille en ignorant le contexte. Voici ce que l'équipe de recherche de Ramify identifie comme angles prioritaires cette année.
Géopolitique - les chocs produisent des corrections courtes et rapidement absorbées depuis 1940. Une raison de maintenir des actifs défensifs qui font exactement leur travail dans ce type d'environnement.
Actions - miser sur l'Europe. La divergence entre la politique monétaire américaine et européenne crée des écarts de valorisation exploitables, avec des prix d'entrée encore raisonnables.
Private equity - privilégier le marché secondaire et les fonds evergreen. Le secondaire permet d'acheter des parts existantes avec une décote. Les fonds evergreen - des véhicules sans date de blocage fixe - offrent une liquidité trimestrielle, sans immobiliser son argent 10 ans.
Dette privĂ©e - ĂȘtre sĂ©lectif. La baisse des taux comprime les rendements. La qualitĂ© du gĂ©rant fait toute la diffĂ©rence entre 8 % et 4 %.
Investir demande aujourdâhui un certain niveau dâexigence. Pourtant, 70 % des clients de banques privĂ©es se disent déçus par le service rendu : des frais souvent Ă©levĂ©s, des performances qui ne sont pas au rendez-vous, des conseillers parfois peu disponibles ou peu Ă lâĂ©coute, et des infrastructures encore peu digitalisĂ©es.
Câest dans ce contexte quâest nĂ©e Ramify, avec lâobjectif de proposer une alternative digitale Ă la banque privĂ©e traditionnelle.
FondĂ©e par Olivier Herbout et Samy Ouardini, anciens de Goldman Sachs et dâOliver Wyman, la plateforme a Ă©tĂ© conçue pour proposer une approche de la gestion de patrimoine plus transparente, plus accessible et mieux adaptĂ©e aux attentes des investisseurs dâaujourdâhui.
Leur approche combine une équipe conseil qui traduit vos objectifs en stratégie concrÚte, et une équipe de recherche quantitative qui optimise en continu les portefeuilles en fonction des cycles de marché.
Lâobjectif : proposer une gestion diversifiĂ©e, optimisĂ©e pour la performance sur le long terme, tout en conservant une structure de frais claire et compĂ©titive
Depuis le lancement de Ramify en 2021, la performance de leurs portefeuilles a atteint +81,36 % sur 5 ans (du 31/12/2020 au 30/12/2025), soit une performance annualisée de 12,64 % (performances du portefeuille Essential (100% ETF) avec un niveau de risque 10/10).
Pour bĂ©nĂ©ficier de 3 mois de frais de gestion offert jusquâĂ 500âŹ, câest par ici đ
Ici le sujet dâactu đ
đșđž Trump veut-il vraiment supprimer la Fed ?
đ Contexte
En 1907, une panique bancaire faillit dĂ©truire le systĂšme financier amĂ©ricain. JP Morgan a dĂ» sauver les banques en catastrophe. En 1913, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale (Fed) est créée pour empĂȘcher que cela se reproduise. Son double mandat depuis 1977 : contrĂŽler l'inflation et maximiser l'emploi.
Premier outil : les taux d'intĂ©rĂȘt. Quand la Fed les monte, emprunter coĂ»te cher, les gens dĂ©pensent moins, les prix baissent. C'est le frein. Quand elle les baisse, c'est l'accĂ©lĂ©rateur.
DeuxiÚme outil : la création monétaire. En crise, la Fed crée de l'argent pour acheter des obligations et injecter des liquidités. Elle revend normalement ces actifs plus tard.
La Fed doit ĂȘtre indĂ©pendante du pouvoir politique. Sans indĂ©pendance, aucun politicien ne ralentit l'Ă©conomie avant une Ă©lection. Le rĂ©sultat : hyperinflation.
âïž Faits
Entre 2022 et 2024, la Fed a augmentĂ© les taux d'intĂ©rĂȘt de maniĂšre agressive pour casser l'inflation post-COVID. L'objectif Ă©tait de ralentir l'Ă©conomie, pour lutter contre lâinflation, en rendant l'emprunt plus cher.
En 2025, le gouvernement Trump fait exactement l'inverse. Il met en place des baisses d'impÎts massives tout en maintenant des dépenses publiques élevées. Cela injecte de l'argent dans l'économie. La Fed appuie sur le frein, le gouvernement appuie sur l'accélérateur.
Trump exerce une pression politique croissante sur la Fed. Il veut que les taux baissent rapidement pour relancer la croissance. Il a mĂȘme Ă©voquĂ© l'idĂ©e de supprimer complĂštement la Fed. Le prĂ©sident de la Fed n'a pas de pouvoir absolu : l'institution comprend 12 banques rĂ©gionales avec leurs propres dirigeants. Mais la pression politique reste rĂ©elle.
đŻ Impacts
Les mĂ©nages, les entreprises et les Ătats amĂ©ricains sont ultra-endettĂ©s. Les petits changements de taux d'intĂ©rĂȘt n'ont plus le mĂȘme impact qu'avant. Pour faire bouger l'Ă©conomie, il faut des hausses ou des baisses beaucoup plus brutales. La Fed contrĂŽle dĂ©sormais trois Ă©conomies distinctes : celle des plus aisĂ©s qui ne dĂ©pendent pas de l'emprunt, celle de la classe moyenne endettĂ©e, et celle du gouvernement qui dĂ©pense sans compter.
Pendant le COVID, la Fed a créé des milliards de dollars pour acheter des actifs. Les prix de ces actifs ont explosé. Aujourd'hui, pour contrÎler l'inflation, la Fed augmente les taux. Mais cela écrase surtout les classes populaires endettées. Les plus aisés qui possÚdent des actifs ne sont pas vraiment affectés. Pire : la hausse des prix de l'immobilier force les entreprises à augmenter les loyers, ce qui crée de l'inflation. L'exact opposé de ce que la hausse des taux était censée produire.
Trump peut-il vraiment supprimer la Fed ? Techniquement oui. Rien n'empĂȘche le gouvernement d'absorber ses fonctions dans un dĂ©partement du TrĂ©sor. La structure actuelle de la Fed (12 banques rĂ©gionales indĂ©pendantes) complique la manĆuvre mais ne la rend pas impossible.
Sans Fed indĂ©pendante, qui appuie sur le frein ? Aucun politicien ne veut ralentir l'Ă©conomie avant une Ă©lection. Si Trump contrĂŽle directement la politique monĂ©taire, il gardera les taux bas en permanence pour maximiser la croissance Ă court terme. Explosion de l'inflation, puis effondrement. Les pays qui ont perdu l'indĂ©pendance de leur banque centrale (Turquie, Argentine, Venezuela) ont tous connu le mĂȘme scĂ©nario.
Ici le point bourseđ
đ Point marchĂ©
âĄïž Si vous ne comprenez pas CAC 40 ou S&P 500, regardez ici le glossaire qui vous aidera Ă suivre pour les prochains briefs.
Le CAC 40 a terminé la semaine à 7.911 points. En hausse de +1,30% sur 5 jours
Le Brent franchit jeudi la barre des 100$ le baril. Lundi, il avait frÎlé 120$ dans la nuit.
La chronique Trump
Lundi soir, coup de théùtre. Trump annonce à CBS que la guerre est "quasiment" finie.
Mardi : euphorie. Le CAC 40 bondit de +1,79% à 8.057 points. Le pétrole chute sous 84$. L'espoir aura duré 24h.
Mercredi, l'Iran répond : "C'est nous qui déciderons de la fin de la guerre." Le Brent repart à la hausse (+5%). Les Gardiens de la Révolution promettent qu'aucune goutte de pétrole ne sortira du Golfe.
Jeudi, retour à la case départ. Le Brent repasse au-dessus de 100$.
Les 32 pays de l'Agence internationale de l'Ă©nergie dĂ©bloquent 400 millions de barils de rĂ©serves stratĂ©giques. Du jamais vu. Les Ătats-Unis contribuent Ă hauteur de 172 millions de barils.
Objectif : faire baisser le pĂ©trole. RĂ©sultat : le Brent grimpe quand mĂȘme Ă 101$ vendredi.
Les marchés réalisent que 400 millions de barils = 20 jours de flux par Ormuz. Insuffisant si le blocage dure.
Les attaques contre les pétroliers continuent. Le trafic ne reprend pas. Les assureurs ne reviennent pas.
TotalEnergies profite de la hausse du brut. Le reste du CAC 40 oscille entre espoirs de fin de guerre et réalité du blocage d'Ormuz.
TrĂšs bonne semaine !
